Viaje por Argentina

samedi 4 septembre 2010

Ce qui va me manquer… Ou pas !

Ce qui ne va pas me manquer

  1.Les horaires argentins

Dîner à 23h, l’heure à laquelle je dors déjà (oui, je sais, je suis une mamie), et bien, au bout de 4 mois, je ne m’y suis toujours pas habituée.

  2. La langueur argentine

En Argentine, on prend son temps. Rien ne sert d’être pressé, et cela a des côtés bien agréables. On prendra le temps de vous expliquer votre chemin dans la rue, de discuter, de vous connaître. La grosse contrepartie négative, c’est que les commerçants mettront 20 min pour vous servir, là où 1 min suffirait. Et pour les impatientes comme moi, c’est terrible. 

3.     3. Les voyages en bus

Pourtant, les bus en Argentine sont réputés pour être très confortables. Et c’est vrai. Mais malgré tout, 14 heures de bus, où l’on meurt de froid ou de chaud selon que le chauffeur ait décidé ou non de mettre la clim, où le choix des films est encore pire que ce que l’on peut imaginer, et surtout, où la proximité est inévitable, franchement, ça ne me manque pas. 

4.     4.  Les voitures fonctionnant au gaz

P1030629Première semaine à la bodega, première sortie. Un collègue de travail passe gentiment nous prendre, Francis, Delphine et moi, pour aller à un asado de bienvenue. « J’ai juste besoin de m’arrêter faire le plein en route » nous annonce-t-il. Pas de soucis. Et là, quelle n’est pas notre surprise lorsqu’il coupe le contact, ouvre le capot, et nous informe qu’il faut descendre et s’éloigner de la voiture pendant qu’il rempli son réservoir… de gaz ! Solution très économique, la voiture fonctionnant au gaz est adoptée par un bon nombre d’argentin. Mais j’avoue personnellement que je n’ai jamais été complètement rassurée à bord de ces engins…

 

Ce qui va me manquer

1.             1.   Mes amis

 DSC06607   DSC08851   DSC08852   DSC08871   DSC08872   DSC08888

2.            2. Le Carpincho

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Ah ! Le Carpincho ! 

3.             3. La langue

Car l’espagnol d’Argentine a ses nuances, ses spécificités, comme toute langue qui a évolué sur un autre continent.

Très fortement influencée par son histoire, et notamment son immigration, on y retrouve de nombreuses références à l’italien : le « Chau » dérivé du « Ciao », l’accent… Et c’est ce qui fait tout son charme. 

4.             4. La cuisine argentine

L’empreinte italienne se retrouve aussi dans les spécialités culinaires. Les pastas caseras (pâtes maison), les pizzas, les glaces, sont autant de mets qu’ont importés les immigrants italiens. Pour notre plus grand DSC08763régal. 

Mais les plats locaux sont aussi un délice. Les empanadas, petit chausson salé fourré à la viande ou au fromage, cuite au four ou frite, sont une entrée incontournable. Le locro, soupe consistante composée de maïs et de viande, ou encore les humitas et tamales, savoureux mélange enrobé et cuit dans une feuille de maïs, sont des spécialités plus régionales. DSC06614

Et biensûr, la viande, omniprésente, fera le bonheur des carnivores. L’Argentine produit l’un des meilleurs bœufs au monde, et la cuisson privilégiée reste la grillade. Mais l’asado est plus qu’un barbecue. C’est un évènement social et festif, où chacun apporte son morceau de P1040143viande (compter 250 grammes minimum par personne s’il vous plaît !) et du Fernet. L’asador se charge des braises et de la cuisson, et en attendant, quelqu’un joue de la guitare et on chante, on danse et on boit ! Si l’Argentine compte une consommation de bœuf de 70 kg par personne et par an (contre 23 kg en France), c’est bien grâce aux asados. Et j’ajoute qu’un bon Malbec argentin accompagne merveilleusement le tout. 

Et au goûter ou en dessert, ce sera un flan au dulce de leche ou un alfajor (biscuit fourré). Le dulce de leche, c’est le nutella des européens ou bien le beurre de cacahouète des américains. Un truc léger quoi.

 

5.             5. Les boissons

Le Maté

P1040190Le maté, ce n’est pas une simple boisson. C’est tout un phénomène culturel, une pratique sociale que l’on partage en famille, entre amis, et même avec des inconnus.DSC06382

Rien que sa préparation constitue un rituel en soi. L’eau doit être chaude, mais pas bouillante (les bouilloires électriques ont même un bouton « spécial maté »), les feuilles (la yerba) d’une qualité choisie, le récipient adapté (souvent une calebasse sculptée) et accompagné d’une paille spécifique, la bombilla. Qu’on le boive amargo ou sucré, une seule personne, le cebador, est désignée pour le préparer, remplir la gourde, et la passer successivement aux convives, dans le sens des aiguilles d’une P1040129montre.

Sa consommation est tellement courante (à la maison, après un pique-nique, et en voiture !) que l’on trouve même des distributeurs d’eau chaude dans les stations service ! Tout un phénomène culturel.

 


fernet_branca__088363700_1734_12022009Le Fernet

D’origine italienne, cet apéritif italien amer est aujourd’hui beaucoup plus consommé en Argentine que dans son pays d’origine. Mélangé au coca,  c’est de loin le cocktail le plus omniprésent en soirée. S’il l’on souhaite quelque chose de plus léger (en alcool, pas en sucre !) on optera pour une Quilmes bien fraîche, la bière locale – et une des seules bières que j’aime.

 

 


6.             6. L’Argentine

Au-delà des points précédents, c’est le pays lui-même qui va me manquer.

Le simple mot « Argentine » suffit à faire naître quelques images fortes : une viande grillée au feu de bois, la cordillère des Andes, le tango, la pampa, le football, les gauchos… Et rien que ces évocations donnent envie de préparer son sac et de partir à la découverte de cette culture, à la fois familière, étrangère, unique, et qui la rend inoubliable.


Dernier chapitre qui clôt ce troisième blog. 

J’espère vous avoir fait partager mon enthousiasme pour ce pays que je vous conseille vivement de découvrir si vous en avez l’occasion.

De mon côté, me voici de nouveau en France, pour une année dans la capitale du vin : Bordeaux.

 

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jeudi 2 septembre 2010

Jeudi 22 au samedi 24 juillet – Les meilleures choses ont une fin

 

Nous quittons San Luis pour rejoindre Buenos Aires. 11 heures de bus de nuit, et nous voilà de nouveau dans la capitale argentine.

DSC00005Les principaux sites touristiques, nous les connaissons déjà. C’est donc l’occasion de vivre la vie à la porteño. Traverser le microcentre avec les hommes et femmes d’affaire le matin. Prendre un café à Puerto Madero puis s’allonger dans l’herbe du parc. Faire les magasins au Galerías Pacífico. Flâner sur le marché de San Telmo. Toutes ces petites choses qui font que l’on découvrir une ville autrement qu’en visitant les lieux « à voir ».

Mais il s’agit aussi de continuer de vivre à l’argentine. Et donc, de faire la fête. Nous irons de sorties en sorties, sans oublier de boire l’incontournable Fernet-coca.800px_Buenos_Aires_ColonTeatre_P3050009 Et, comble du bonheur, nous terminerons le dernier soir en apothéose avec une sortie spéciale. Un des plus grand opéra du monde, Don Giovanni, est mis en header_bicentenarioscène au Teatro Colón, le monument le plus emblématique de Buenos Aires. Construit entre 1880 et 1908, la façade est un mélange original de néo renaissance italienne et de baroque français (Ca ne vous parle pas ? Moi non plus, mais ça en jette non ?) présentant une acoustique d’une grande qualité. La représentation est sublime. Classique, émouvante, aux acteurs époustouflants.

Et le temps s’écoule toujours plus vite lorsqu’on passe un bon moment. Mes trois semaines de vacance avec Laure s’achèvent.

Quatre mois après, me voici de nouveau à l’aéroport international de Buenos Aires. Cette fois, la langue m’est familière, et c’est finalement avec appréhension que je retourne en France. J’use mes dernières minutes de forfait pour appeler mes amis argentins, un pincement au cœur. Mais ça y est, me voici déjà entourée de français, prête à monter dans l’avion. Avec une multitude de souvenirs en tête, et, déjà, un folle envie de revenir.

 

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mardi 31 août 2010

Mercredi 21 juillet – Le jour le plus froid ou comment une journée qui commence mal peut se terminer aussi bien

 

Nous optons aujourd’hui pour la ville de Carolina. Le Lonely Planet vante notamment les grottes d’Inti Huasi, P7210250site soi-disant incontournable de la région.

Comme nous sommes très courageuses, et surtout, que nous n’avons pas le choix, nous prenons le bus à 6h du matin. Tiens, c’est drôle, la compagnie adopte comme logo un petit pingouin faisant du ski. Nous rions beaucoup moins pendant les 2 h de trajet. Un courant d’air glacial parcourt le bus, et on a vraiment la sensation d’être au pôle nord. Note pour la prochaine fois : se méfier de la signification des logos de bus.

Ca y est, nous arrivons enfin au terminus menant à la grotte d’Inti Huasi. On ouvre un œil, puis l’autre, et onDSC00066 tente de bouger nos membres engourdis par le froid. Nous sommes seules dans le bus, et le chauffeur ahuri nous observe. « Vous savez qu’à part les grottes, il n’y a pas un lama (version argentine du chat) à 50 km à la ronde ? ». Heu… non. C’est donc en 5 min qu’on visite les grottes. Enfin, en 2 minutes. Car on réalise que le lieu n’a absolument aucun intérêt. C’est une vague caverne avec trois pauvres cailloux exposés. On remonte vite fait dans le bus, qui nous dépose à la ville de Carolina, à 45 min de là. Nota Bene : écrire au Lonely.

DSC00014« Ville », est une dénomination un peu exagérée pour l’endroit. Des chemins pavés séparent des maisons en pierre, et il n’y a pas âme qui vive dans ce lieu fantôme. Et le prochain bus est dans 4h. Qu’est-ce qu’on fait là déjà ? Pour ajouter (ou pas) au charme des lieux, le froid est mordant au point que la rivière qui traverse le village est DSC00010complètement gelée. On cherche désespérément un café, histoire de se réchauffer, en vain. On imagine déjà les gros titres du journal local « 2 françaises retrouvées morte de froid à Carolina » lorsque l’on croise un vieux monsieur qui n’en revient pas de croiser des touristes ici, en cette saison. On le supplie de nous indiquer un endroit où se réchauffer, et il nous indique une salle d’attente de je-ne-sais-quoi, vide. Scotchées au chauffage, on voit arriver notre sauveur avec une bouilloire, du café et deux tasses ! Le temps de nous servir, il tente de comprendre ce qu’on fait dans le coin et nous annonce qu’il fait spécialement froid aujourd’hui… -10°C ! Ha oui, effectivement, on sentait qu’il ne faisait pas très chaud.

Puis, vers 10h, la journée commence pour ces villageois ; on croise même deux personnes dans la rue. Et notre matinée DSC00040qui a si mal débutée prend une autre tournure. On apprend qu’il y a une jolie balade à faire, et une mine à découvrir. Les visites ne sont que plus tard, et on en profite pour grimper une jolie montagne. En haut, la vue panoramique est sublime, et bien différent de tout ce qu’on a vu jusqu’à présent. Aucun d’arbre, la végétation se limitant à des herbes hautes battues par le vent. Les petits murets de pierre et les chevaux sauvages me rappellent étrangement les paysages sauvages de l’Irlande.

DSC00049Nous redescendons à temps pour la visite guidée de la mine. On enfile des bottes, on se munit d’un casque de spéléologue, et on s’engouffre dans l’étroit tunnel obscur. La région a connu un fort développement en 1785, lorsque les espagnols s’installèrent pour tirer profit des mines d’or que les Incas avaient exploitées avant eux. A la leur de nos lampes, on progresse dans la galerie pour découvrir les sublimes couleurs de la roche oxydée, les stalactites blancs, et les cheminées permettant à l’air de s’engouffrer dans ces sous-sols humides.

Le temps d’acheter quelques empanadas pour le déjeuner, et nous voilà dans le bus pour retourner à San Luis, finalement ravie de notre journée.

 

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lundi 30 août 2010

Mardi 20 juillet – Parc National Sierra de las Quijadas

 

Nous l’avons vécu et expérimenté : les parcs, même les plus touristiques, ne sont pas fait pour les routards. Mais poussées par un désir peut-être un peu masochiste, nous voici décidées à renouveler P7200245l’expérience.

Certes, le parc Sierra de las Quijadas parait compliqué d’accès, avec une marche éventuelle de 7 km après l’arrêt de bus dont nous ne sommes pas tout à fait sûre de l'existence. Mais c’est l’aventure, et puis, nous avons bien vu que de toute façon les choses ne s’arrangeaient pas nécessairement avec les agences.P7200242

Réveil très matinal le mardi pour nous rendre au terminal de bus. Le notre a déjà 1h de retard. Bon, ça commence bien. Allez, on rentabilise le temps perdu et on en profite pour bien se renseigner sur l’unique bus rentrant à San Luis en fin d’après-midi. Enfin, nous voici en route, et le chauffeur nous dépose quelque temps plus tard à « l’arrêt » du parc, à savoir un coin au milieu du désert où seule la route nous rappelle vaguement  la présence humaine. On suit le chemin que le chauffeur nous a indiqué et – ô miracle – nous arrivons à l’entrée du parc. Enfin, la première entrée. Car la visite ne débute vraiment qu’à un autre site, effectivement situé à 7 km de là. Courageuses que nous sommes, nous débutons d’un pas vigoureux lorsque – ô 2ème miracle – une voiture nous prend en stop.

Ca y est, première étape réussie, nous sommes au Parc Nacional de Las Quijadas. Les visites sont obligatoirement guidées, et on opte pour la plus complète : une marche de 4h dans le désert. Calcul de tête rapide : le retour de la balade est prévu à 17h, notre bus passe à 18h30 et on trouvera nécessairement quelqu’un en voiture pour nous redéposer au fameux arrêt, 7 km plus loin. Soyons optimiste.

DSC09965La marche est fantastique. Enfin, plus de voiture, nous parcourons cette fois-ci le parc, certes, avec d’autres touristes, mais à pied. Lits de lacs asséchés, fauneDSC09974désertique, condors et sublimes formations de grès rouge, le paysage est à couper le souffle. On pénètre même dans un étroit canyon où les falaises s’élèvent jusqu’à 210 mètres au-dessus de nous. Mais voilà que l'on débute notre retour à l’heure où le soleil commence à disparaître. Si tôt ? Ou plutôt, il est déjà si tard ? Car nous voici de retour DSC09951une bonne heure après celle prévue. Et, pour tout arranger, personne ne daigne vouloir nous déposer en voiture à notre arrêt de bus, pourtant passage obligé pour chacun de ces touristes. C’est donc avec forte insistance que l’on grimpe dans l’une d’entre elle. Le jeune couple visiblement peu ravi ni compréhensif prend son temps. Tiens chéri, on va s’arrêter prendre de l’eau ? Et puis on va faire une pause-toilette, hein ? L’heure coule aussi rapidement que les gouttes de sueurs sur notre front. Car il est près de 18h30 et le "Cause every little thing gonna be all right" de Bob Marley passant en boucle dans la voiture ne nous rassure pas pour autant.

In extremis, nous arrivons presque à l’heure au rendez-vous. Puis 5 minutes passent. Puis 10. Puis une bonne demi-heure et là et bien, on commence à réfléchir aux alternatives qui ne s’offrent pas à nous. Dernier bus apparemment loupé, aucune voiture à l’horizon et pas d’âme humaine dans un rayon de 20 km. Déjà le soleil est couché et notre situation n’a pas avancé d’un iota. Jusqu’à ce qu’un 4x4 passe dans la bonne direction. On se précipite, je lui barre la route pendant que Laure dégaine son 22 Long Rifle. Nous éjectons le chauffeur, prenons le volant et allumons un cigare pour célébrer notre victoire. Ca, c’est ce que l’on aurait voulu faire étant donné notre situation désespérée. Heureusement, nous n’en arriverons pas à cet ultimatum : la voiture se rend à San Luis et le conducteur nous propose gentiment de nous déposer. C’est avec un soupir de soulagement que l’on grimpe dans le véhicule, pour s’apercevoir… Que le bus arrive juste dernière nous ! Il avait seulement 2h de retard.

De retour au terminal, on demande au taxi de nous déposer dans la première brasserie venue. Les émotions, ça creuse.

 

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Lundi 19 juillet – San Luis

Le trajet Mendoza - San Luis est court (seulement 3h, donc très peu pour l’Argentine). Quant au paysage, et bien, nous ne le P7190219saurons jamais. Notre bus partant à 7h, nous avons dormi tout au long du trajet histoire de prolonger notre nuit.

La province de San Luis est très peu connue des touristes, et même des argentins. Et pourtant, elle regorge de sites dignes d’intérêts, comme nous nous en apercevons très vite à l’office du tourisme. Mais nous n’y restons que 2 jours et demi, et surtout, nous n’avons aucun autre moyen de transport que le bus. Ce qui, en fait, restreint rapidement les possibilités de visites. Cela tombe bien, nous adapterons notre programme en conséquence.

Notre premier journée est consacrée à la capitale de la province : San Luis. Cette petite ville, très endormie aux heures de sieste (jusqu’à 16h), n’a indéniablement pas le charme de Mendoza, Salta ou Córdoba. Mais la jolie place principale et les quelques monuments historiques (Antiguo Templo de Santo Domingo, Casa de gobierno…) sont agréables à visiter.

P7190215   P7190228   P7190239

Nous profitons de cette après-midi tranquille pour organiser les jours suivants.

 

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mercredi 25 août 2010

Dimanche 18 juillet – Puente del Inca

 

DSC09820Nous profitons de la voiture de Gastón pour emprunter la route menant à  Santiago.DSC09882 L’objectif n’est pas de se rendre jusqu’à la capitale chilienne mais de s’arrêter juste avant la frontière, au Puente del Inca, décrit comme l’une des merveilles naturelles du pays.

Le trajet est tout simplement sublime. La Cordillère des Andes enneigée s’élève, majestueuse, devant nous et les paysages qui se succèdent sont d’une beauté époustouflante. Au blanc de la DSC09888neige se mêle des tons ocre, rouge et jaune, liés aux formations géologiques de la chaîne de montagne.P7180183

Nous voici au Pont de l’Inca dont la description de révèle tout à fait justifiée. Le site est petit mais spectaculaire. Enjambant le Río de las Cuevas, l’arche supporte un nombre incroyable de stalactites, et sa couleur orange est surprenante. Les dépôts minéraux des eaux chaudes sulfureuses en font un petit bijou géologique.

Nous flânons autour des stands, couverts de pierres en apparence quelconques, mais dotées selon les vendeurs de vertus curatives ou anti mauvais-esprit. Personnellement, je n'ai pas testé la véracité de ces cailloux miraculeux...

P7180200Pause-déjeuner avant de repartir vers Mendoza. Nous nous arrêtons en chemin à P7180203Potrerillos.  Ce barrage de la précordillère andine donne naissance à un immense lac artificiel. Les panoramas sont superbes, et l’on en profite pour se balader un petit peu sur les petits sentiers bordant l’étendue d’eau. Bel endroit pour observer un coucher de soleil, ce dont nous ne nous priverons pas. On admire ainsi tranquillement le changement de couleur, le ciel bleu prenant une jolie teinte jaune-orangée, avant de s’assombrir avec les derniers rayons du soleil.

Retour à Mendoza où nous passons notre dernière soirée. Nous en profitons pour terminer en beauté dans un excellent restaurant italien. 

 

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Samedi 17 juillet – Dégustation gourmande à Maipu


Le programme de la journée est difficile : nous nous rendons tous les trois à Maipu petite localité tout près de Mendoza où se concentrent  bodegas, fabriques d’huile d’olive, de liqueurs et autre. Car bien connaître un DSC09788pays c’est aussi savourer la production locale non ?

Le froid nous encourage peu à louer des vélos et nous optons pour la voiture DSC09785de Gastón (belle raison pour excuser notre flemme). Notre première visite est consacrée à la bodega La Rural, où le musée regorge de matériel viticole ancien, dont un insolite récipient énorme fait à partir de ventre de vache. Force est de constater que les outils ont (heureusement) bien évolué depuis. Nous finissons par une dégustation (médiocre) de DSC09791malbec.

Les autr es arrêts seront tout aussi désagréables : visites d’une autre bodega, dégustations de liqueurs, d’huile d’olive, de tapenade, deDSC09792 chocolats… Et même une dégustation de bière dans un local original en bois flotté et bouteilles en verres incrustées au mur. Quelques achats (dont une liqueur au Dulce de Leche, mmmm) plus tard et l’estomac bien rempli, nous repartons à notre auberge pour un repos mérité après cette DSC09801journée éprouvante.

On dîne à l’heure argentine dans un délicieux restaurant où l’on retrouve des amis de Gastón.

 

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Vendredi 16 Juillet – Entre San Juan y Mendoza

 

Petit clin d’œil à une jolie chanson du groupe Los Nocheros : mon titre reprend celui d’un de leur folklore très connu.

San Juan, nous n’y passerons qu’une nuit, le temps d’un repas où l’on goûtera un vin de la région. Le lendemain, nous voilà parties en bus pour Mendoza.

Seulement 2 heures après, nous entrons dans la capitale du vin argentin. Le temps de déposer nos affaires à l’auberge, et nous voici attablées dans un sympathique restaurant tout près de là. Réchauffées et repues, nous sommes prêtes à visiter Mendoza.

P7160167Douce surprise, il a neigé la veille. C’est avec émotion que je me trouve de nouveau dans ces lieux familiers. Précisément quatre mois auparavant, c’est sous un soleil de plomb et en habits d’été que je découvrais le charme de cette petite ville. C’est aujourd’hui sous une fine pellicule de neige et un froid mordant que j’arpente, pour mon plus grand bonheur, la Plaza Independancia et les larges avenues bordées de platanes maintenant à nu.P7160169

Nous visiterons une exposition d’art contemporain (qui s’avérera être un centre pour enfants, bon, tant pis) et un aquarium. Il semble que tous les mendociens et leurs bambins se soient donnés rendez-vous là, plus deux touristes seulement – à savoir, nous. L’état de l’eau laisse quelque peu à désirer, mais les espèces présentées sont intéressantes : crocodiles, piranha, énorme tortue marine…).

Certes, il doit faire 36°C en France, mais ici, c’est l’hiver – et l’heure du goûter. Nous nous installons donc dans un salon de thé animé pour déguster (avaler) un mille-feuille au Dulce de Leche mémorable.

DSC09760Gastón nous rejoint et nous filons tous les trois au Tajaman, bar-restaurant où aDSC09772 lieu ce soir un concert de musique folklorique. Après les enfants de l’aquarium, nous passons à l’extrême inverse car le club du 3ème âge semble s’être réunit là. Peu importe, la musique est sympathique et l’on assiste même à un spectacle de danse en habit local. Contraintes et forcées, Laure et moi dansons successivement la valse avec le chanteur du groupe. Là, tout de suite, on s’imagine un jeune homme séduisant dansant comme un dieu. Et bien c’est précisément le contraire. Laure aura même le privilège d’être de nouveau invitée par un monsieur d’au moins 80 ans.

Retour à l’auberge qui s’avèrera être juste au dessus d’une boîte de nuit. Pour dormir, ce sera boule quies.

 

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lundi 23 août 2010

Jeudi 15 juillet – le parc Ischigualasto et l’arnaque des agences touristiques


Fort de notre expérience de la veille, et surtout, parce que nous n’avons absolument pas d’autres choix, la visite du parc Ischigualasto se fera au moyen d’une agence. Adieux l’indépendance, mais bonjour aux DSC09689facilités de transport et guide personnalisé. C’est donc contraintes, mais malgré tout heureuses, que nous montons dans notre minibus où nous seront seules avec notre guide pour découvrir le parc national.

Le ciel est couvert et nous maugréons déjà de ne pouvoir profiter du soleil mais, agréable surprise, il se met à neiger, en plein désert ! Phénomène rare de voir des cactus recouverts d’une mince pellicule blanche… Le vent a tourné, nous sommes chanceuses !

Mais ne parlons pas trop vite. Arrivées au parc, qu’elle n’est pas notre étonnementP7150138lorsque grimpe dans notre véhicule un second guide. Super, nous aurons deux spécialistes pour tout nous expliquer sur le parc ! Ou pas. Car il s’est avéré que la balade que nous imaginions tranquille avec nos guides s’est DSC09702transformée en visite ultra-touristique par groupe de 25 voitures ! C’est donc avec une centaine d’autres personnes que nous écoutons les quelques mots forcés du guide sur l’explication des merveilles que nous voyons aux alentours. Car il faut bien l’avouer, la Valle de la Luna (joli surnom du parc) est un petit bijou. Chaque méandre du canyon, eux aussi travaillés par l’action du temps, offre de très belles couleurs variées, de la pierre rouge friable au noir des cendres volcaniques en passant par la glaise monochrome. Là aussi le paysage dévoile des sculptures naturelles DSC09725baptisées à juste titre, la Cancha de Bochas (le jeu de boules) ou El Submarino (le sous-marin). Ajoutant au charme désertique, la flore, composée de caroubiers, buissons et cactus est revêtue de manière insolite d’un léger duvet blanc.

Il est indéniable que : 1) notre guide n’aura servi à rien sinon à jouer le rôle de chauffeur 2) les explications du 2ème guide étaient telles que nous avions l’impression qu’il était contraint à la peine de mort s’il délivrait plus d’information 3) nous sommes cerclées d’autres touristes à chaque point d’intérêt. Cependant, laDSC09750beauté des lieux nous fait oublier un moment ces désagréments et l’on se laisse portées par ces merveilles de la nature.

La visite se termine par un musée présentant une superbe collection de fossiles de dinosaures.

Nous négocierons le retour avec un autre guide, de manière à ne pas retourné une fois de plus à la Rioja mais pour nous rendre dans la ville de San Juan.

 

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Mercredi 14 juillet – Le jour où l’on a enchaîné les mésaventures

La Rioja n’est, au départ, qu’une étape-relais pour visiter le parc Talampaya. « Il est plus facile de passer par une agence touristique » dixit le Guide du Routard. Oui, mais nous, nous sommes des routardes, des vraies, donc on se débrouillera très bien toutes seules. Ou très mal, dans ce cas précis.

DSC09634Car ce désir de rester indépendante sera chèrement payé par la suite. Les galèresDSC09640 débutent par notre bus qui, partant à 7h du matin, tombe rapidement en panne. Remplacé par un autre, lui-même défaillant, nous arrivons finalement au parc tard dans la matinée. Enfin, tout cela me fut raconté a posteriori par Laure. Dans un demi-coma de bronchite-sinusite-angine, je n’ai ouvert un œil à demi qu’au moment de descendre du bus.

DSC09656La visite du parc sauvera heureusement cette journée malchanceuse. Certes, on ne peut circuler qu’en voiture, mais les paysages sont àDSC09667 couper le souffle. Les formations rocheuses et les canyons sont les magnifique témoins d’une érosion intensive. Usées par le temps, les falaises laissent parfois apparaître des formes étranges où l’on devine aisément une tortue, un condor ou encore un moine (bon, là, il faut plus d’imagination). Comble du bonheur, de véritable condors voleront juste au dessus de nous, et je découvre alors DSC09678l’envergure incroyable de ce rapace.

Comme toute les bonnes choses ont une fin, la pause est terminée et les galères reprennent. Après avoir essayé en vain d’atteindre notre destination suivante, San Augustin de Valle Fertile, nous nous retrouvons (non sans difficultés) à notre point de départ : la Rioja. Je vous passe les détails de l’heure suivante où nous essayons de comprendre comment visiter un autre parc le lendemain, et nous voilà à la recherche d’un hébergement pour la nuit. 24 appels plus tard (nous aurons essayé de l’auberge bon marché à l’hôtel de luxe, si si), nous trouvons – ô miracle – une place dans un hôtel. Certes, le prix est au-dessus de ce que l’on souhaitait mettre, mais bon, autant ce faire plaisir, et – admettons-le - nous n’avons guère le choix.

Les deux douches glacées et la nuit sans chauffage nous refroidiront (c’est le cas de le dire) sur les prestations de l’hôtel. Furieuses, nous nous rattrapons en demandant un rabais sur la chambre et en pillant sans scrupules le buffet du petit-déjeuner.

 

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Mardi 13 juillet – Alta Gracia - la découverte de l’enfance du Che

 

P7130211Nous rejoignons facilement en bus Alta Gracia, petite bourgade située à moins d’une heure de Córdoba. Une fois arrivées, nous partons à la découverte de cette ville… fantôme. Les citadins l’ont élue pour y implanter leur résidence secondaire, et les ruelles bordées de maisons plutôt luxueuses sont ainsi totalement désertes en semaine.P7130216

Mais la ville est surtout réputée pour quelque chose en particulier. C’est ici que se déroule l’adolescence de celui qui deviendra plus tard un des plus beaux symboles de la révolution : le Che.

DSC09604En effet, les parents du petit Ernesto Guevara (le futur Che), décide de quitter Rosario pour s’installer à Alta Gracia en 1930. Leur fils souffre d’un asthme prononcé et un médecin de la famille leur a conseillé cette région au climat sec plus adapté à sa maladie.

Nous débuterons donc notre visite par la maison d’enfance d’Ernesto (ben oui, maintenant que je connais son ex-logement, je me considère comme proche). Celle-ci est aujourd’hui un musée, et chaque pièce est dédiée à une période spécifique de la vie de ce jeune médecin reconvertit en révolutionnaire internationalement connu sous le nom du Che.

Même si l’on peut reprocher un manque d’information sur le musée, il donne un bon aperçu du caractèreP7130230extraordinaire de cet homme charismatique, connu pour ses discours DSC09612éloquents et son éternel portrait du rebelle au béret.

Nous remontons un peu plus dans le passé en visitant l’estancia jésuite datant du XIIème siècle. Etablie au bord d’un joli lac artificiel, le magnifique bâtiment peut aujourd’hui se visiter. On y découvre, un peu dans le désordre, les us et coutumes des locataires qui ont habité l’estancia.

Nous déjeunons dans un petit restaurant au serveur particulièrement désagréable avant de retourner pour Córdoba. Nous reprenons un bus de nuit un peu plus tard pour nous rendre à la Rioja.

 

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Lundi 12 juillet – Córdoba, nous voilà !

Nous nous endormons, toujours dans la capitale argentine, pour nous réveiller dans la 2ème ville du pays.

DSC09565Córdoba est une des plus ancienne cité fondée par les espagnols, aujourd’hui prise d’assaut par les DSC09557étudiants.

Notre arrivée matinale nous laisse toute la journée pour visiter cette jolie ville historique.  Tout est séduisant : les nombreux bâtiments très bien conservés de l’époque coloniale, les bougainvillées en fleur qui bordent les ruelles pavées, ainsi que le dynamisme lié à la jeunesse de la population.

Nous visitons la très belle cathédrale, la Manzana Jésuítica, et nous arrivons juste à temps sur laP7120166magnifique Plaza San Martín DSC09577pour découvrir… une fanfare ! D’immenses drapeaux français flottent au vent et le lieu est envahi par nos compatriotes expatriés. Tout le monde célèbre ainsi le 14 Juillet… un 12 juillet. Le mystère demeure toujours.

Nous dinerons dans un bon restaurant qui, nous le découvrirons un peu plus tard, nous sera fatal. Non, je ne parle pas de quelque désagrément gastrique (j’aurai presque préféré) mais d’une interminable bronchite/angine/sinusite que nous aurons l’honneur P7120181de supporter toutes les deux (comme ça, pas de jalouses). Nous avons en effet très bien mangé mais au milieu d’un courant d’air discret, mais vicieux.

Laure et moi retournons à notre auberge aussi joyeuse et sympathique que notre chambre est bordélique. Nuit bien méritée après cette journée bien remplie.

 

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mardi 10 août 2010

Dimanche 11 juillet – Marché de San Telmo et départ pour Córdoba

P7110143Notre bus de nuit pour Córdoba partant le soir même, nous profitons doucement de la demi-journée qui s’offre devant nous. Après notre grasse-mâtinée, nous nous rendons dans le centre pour profiter du marché en plein air de San Telmo où les stands proposent plus ou moins tous le même type de souvenirs touristiques.P7110150

Nous visitons ensuite El Zanjón de Granados. Ce site architectural est une ancienne belle demeure du XIXème entièrement rénovée et les sous-sols nous offrent un aperçu intéressant du système d’égout de l’époque.

Pause déjeuner dans une pizzeria animée. La finale de la Coupe du Monde est diffusée sur un petit écran, mais l’on vibre nettement busmoins depuis que l’Argentine a été éliminée.

Nous rentrons ensuite à l’appartement préparer nos affaires avant de repartir au terminal de bus. Maintenant rodée aux bus de nuit, je sors mon attirail bonnet/chaussette/écharpe (merci la clim), boule quies (merci la proximité), coussin gonflable (vive le confort) et m’endors enfin.

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Samedi 10 juillet – Le jour où l’on n’a pas arrêté de manger et sortie nocturne (2ème partie)

DSC09541Réveil tardif et départ pour un déjeuner typiquement argentin. Nous commençons DSC09534par une Provoletta, spécialité au fromage, de manière à débuter le repas de manière légère. Nous enchaînons sur une gigantissime parillada (assortiments de différents morceaux d’abats et de viande), le tout confortablement installés dans un ancien box. Et oui, nous sommes dans un ancien bâtiment où logeaient les chevaux, aujourd’hui reconvertit en restaurant (oui, parce qu’en fait, il n’y a plus de chevaux, notre voisin de table n’est pas un équidé mâchonnant son foin).  Selles, tapis et DSC09539fer à cheval couvrant les murs, le cadre est très sympathique.

Le ventre bien remplit, nous partons vers le centre-ville à la recherche d’un glacier Freddo (le meilleure de Buenos Aires), dans l’objectif de combler le peu d’espace encore disponible dans notre estomac. HistoireDSC09551 de déculpabiliser, nous nous offrons d’abord une petite marche digestive dans le quartier de Palermo. L’occasion de traverser de nouveau le jardin botanique où nous visiterons la belle serre tropicale. Mais revenons à DSC09549l’essentiel : le dessert. Ce sera une énorme glace au Dulce de Leche, puisque de toute façon, nous ne sommes plus à ça près.

Retour difficile à la voiture pour rentrer à l’appartement. Une sieste s’impose avant de repartir pour une soirée. Une amie de Martín fête son anniversaire dans sa jolie maison d’un club de golf luxueux. Fête très sympathique où l’on osera la Carpincho Dance (un jour, je vous raconterai la célébrissime histoire du Carpincho). Le soleil pointe son nez lorsque nous retournons à l’appartement pour une courte nuit.

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Vendredi 9 juillet – Marché du Tigre et vie nocturne (1ère partie)

 

Aujourd’hui la capitale est en fête. L’Argentine célèbre son indépendance, accordée le 9 juillet 1816. J’en profite pour déclarer que j’ai enfin trouvé un pays où il existe plus de jours fériés qu’en France. Bonus supplémentaire : si le jour en question tombe un samedi ou un dimanche… On le déplace au lundi ! Et ops, DSC09489un jour chômé supplémentaire !DSC09510

Réveil tardif puis direction le Tigre. Aujourd’hui se tient l’immense marché dans lequel nous flânons avec bonheur. Marchands de meubles, d’antiquités, de plantes, de babioles touristiques… tout se mélange et l’on a l’impression que tous les argentins s’y sont donnés rendez-vous, pour leurs achats, le parc d’attraction ou bien simplement une balade sur le fleuve. Nous optons pour cette dernière alternative et DSC09514embarquons tous les trois à bord d’un joli bateau en bois. Pendant une heure nousDSC09503 observons avec plaisir les multiples habitations sur pilotis aux couleurs variées qui font le bonheur des porteños le temps d’un week-end, loin du tumulte de la capitale.

Nous reprenons la voiture pour nous rendre non loin de là, dans la ville très chic de San Isidro. En bordure du Rio, c’est le lieu idéal pour une pause déjeuner (à 17 h de l’après-midi, certes). Le temps de terminer le repas et le soleil sent son heure venir. Nous irons nous installer tranquillement dans un parc quilmespour observer ses derniers rayons laissant place à la fraîcheur du début de soirée.DSC09520

Il est temps de retourner à l’appartement se changer. Ce soir, restaurant et sortie ! Nous rejoignons Nicolas, un ami de Martín, pour un apéritif Quilmes (la bière locale) avant d’aller dîner. Nous finirons l’agréable soirée dans un bar de San Isidro où Laure découvrira le Fernet-Coca.

 

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Jeudi 8 juillet – Recoleta et le Floralis Generica

 

P7080042Les matinées précédentes étant occupées par nos grasses-matinées, nous décidons de partir en même temps que Martín à 7h pour profiter de la journée.P7080052

Nous arrivons à Puerto Madero juste à temps pour admirer le lever de soleil sur le Puente de la Mujer. Les couleurs sont sublimes et le quartier encore désert. Les gourmandes que nous sommes s’arrêtons au Havana (le Starbuck local) pour un petit-déjeuner gargantuesque. Jus d’orange pressé, alfajor, pâtisserie, nous ne nous refusons rien. Dure manière P7080058de commencer la journée.

La rue Florida, artère de la ville, est envahie par les porteños partant travailler. Nous laDSC09428 prenons à notre tour pour atteindre les Galerías Pacífico, immense centre commercial à la française datant de 1889. Nous passons devant les luxueuses vitrines pour nous rendre au Centro Cultural Borges où l’on a la chance de visiter une exposition temporaire de Bacon. Peintre britannique et artiste autodidacte du XXème siècle, Francis Bacon est réputé pour la dureté de ses œuvres, et ses portraits aux visages gribouillés laissant pourtant apparaître une expression marquante.

P7080064Nous traversons la charmante Plaza San Martín et ses immenses arbres quasi-tropicauxP7080071 (Ficus Gomero) puis nous dirigeons vers le quartier de Recoleta. L’ambassade de France, magnifique édifice, marque le début de l’Avenida Alvear, l’un des quartiers les plus élitistes de la ville. Boutiques de luxe, très jolies façades anciennes de style Haussmannien, le temps de quelques pas, nous avons l’étrange impression d’être à Paris.

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Après le célèbre Cementerio de Recoleta, nous allons observer de près la Floralis Generica. Cette gigantesque sculpture florale, dont les pétales métalliques s’ouvrent et se ferment avec les premiers et P7080105derniers rayons du soleil, est pour moi un petit bijou de l’architecture moderne.P7080094

Nous entrons maintenant dans le quartier de Palermo où nous visitons un très joli jardin japonais où les plans d’eaux, les petits ponts et les arbustes en fleurs sont fidèles à la délicatesse du pays du Soleil Levant.

Nous profitons des espaces verts des environs pour visiter leP7080120Parque 3 de Febrero puis le jardin botanique (ou Paradis des chats).

Il est temps de retrouver Martín et c’est l’occasion d’expérimenter le métro aux heures de pointe. Pour vous donner une idée, l’expérience très semblable à celle du métro parisien en semaines vers 18h.

 

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Mercredi 7 juillet – Quartiers de la Bocca, de San Telmo et de Puerto Madero

 

DSC09396Première visite des quartiers les plus connus de Buenos Aires pour Laure. Je lesDSC09403connais déjà, mais loin de m’en lasser, je redécouvre chaque fois avec bonheur ces barrios qui font l’âme de la capitale.

Le quartier de la Bocca est comme toujours très animé. Une foule de touristes flânent au hasard des rues pittoresques et se laissent envouter par la musique et les danseurs de tango. Nous en profitons pour déjeuner dans une brasserie du coin. Les tables en bois antédiluvienne, les murs recouverts de vieilles affiches de DSC09409films et de publicités… seules les empañadas sont là pour nous rappeler que nous sommes en Argentine au XXIème siècle et non dans un café italien d’une autre époque.

Nous continuons notre voyage dans le passé en poursuivant notre visite par leP7070030quartier de San Telmo. Les ruelles pavées et les bâtiments coloniaux témoignent de l’ambiance d’autrefois, mais le délabrement certains des façades nous ramène à la réalité des difficultés économiques du pays. Un petit marché DSC09413couvert nous donne l’occasion de beaucoup rire devant les immondes babioles des antiquaires, puis nous nous offrons notre petit instant culture en visitant le Museo del Traje. Ce musée du costume retrace intelligemment l’évolution des habillements depuis l’époque coloniale, et offre même aux visiteurs l’occasion de poser en habits du XIXème via un magnifique panneau en carton. Touristes jusqu’au bout, nous ne nous en priverons pas.DSC09415

Nous retrouvons Martín qui finit sa journée de travail, et DSC09420posons avec la plus célèbre des petites filles argentine : Mafalda. Cette brunette intemporelle a été statufiée dans la rue Defensa en honneur à son créateur, l’extraordinaire Joaquin Salvador Lavado, alias Quino.

Comme tout porteño chic, nous allons prendre un apéritif dans le quartier moderne de Puerto Madero avant de rentrer diner à l’appartement.

 

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Mardi 6 juillet – Visite d’Iguaçu

 

DSC09334Le fleuve constitue la frontière naturelle entre l’Argentine et le Brésil. Pour votreDSC09353culture générale (surtout la mienne), Iguazu (ou Iguaçu en brésilien) est issu d’une langue amérindienne (le guarani) et signifie « grandes eaux » (ou moins, c’est explicite). Aujourd’hui, nous visiterons donc les fameuses chutes depuis la rive brésilienne. Encore faut-il y arriver.

Le passage de la frontière se passe bien (si ce n’est que l’on n’aura jamais eu le tampon brésilien sur notre passeport !), DSC09381mais une fois arrivée au terminal de bus, on nous annonce que les chauffeurs des navettes menant au parc sont en grève. Enfin, c’est ce que j’arrive à comprendre car je ne suis pas encore bilingue portugais et que lesDSC09379brésiliens baragouine l’espagnol. Ouf, il reste un taxi, on saute dedans et on arrive à l’entrée du parc. Le sentier est beaucoup plus court que celui côté brésilien, mais véritablement impressionnant. La majorité des chutes se précipitant sur la rive d’en face, on bénéficie d’une vue d’ensemble spectaculaire. On traînera longtemps devant ce DSC09393panorama magique, un des points de vue donnant même sur un arc-en-ciel formant… ¾ de cercle !

Notre balade terminée, nous décidons de repartir d’essayer de repartir, notreDSC09388avion pour Buenos Aires repartant le soir même.

7 bus, 3 taxis, 1 avion plus tard (je précise que notre vol était annulé, nous avons miraculeusement pu en prendre un autre), nous revoici dans l’appartement de Martin à Buenos Aires. Encore séduites par ce lieu d’exception.

 

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jeudi 5 août 2010

Lundi 5 juillet – Sous les chutes d’Iguazu

 

P7050066Ou plutôt, sous le charme des chutes, car nous n’avons pas tenté un massageP7050062 hydraulique.

Réveil matinal le lundi matin pour la (très) bonne cause : Laure et moi prenons aujourd’hui l’avion pour Puerto Iguazu. Sac-à-dos, crème solaire, lunettes de soleil : nous voilà prêtes, non pas pour aller à la plage mais pour admirer ces chutes mondialement connues. Et là, surprise, à peine entrées dans le parc, nous sommes agressées par les animaux sauvages : une horde de papillons multicolores s’attaquent férocement à nous. Nous finissons par les amadouer et je me ferais même un ami qui me suivra un bon petit moment : Gérard le papillon. Mais c’est une autre histoire.

DSC09212Fort de ces émotions, nous prenons un petit train puis suivons le sentier en ferraille (n’est-ce pas que le matériau est totalement aproprié pour se fondre dans le paysage ?). Lorsqu’on parle de chutes d’Iguazu, le « s » n’est pas à oublier. Il s’agitP7050074 en réalité de 275 cascades réparties sur seulement 2,5 km. Nous commençons par la plus impressionnante : la Garganta del Diablo. Avec ses 90 m de haut, 700 m de long et 150 m de large, elle ne débite pas moins de 6 millions de litres d’eau par s. Cela ne vous parle pas ? En gros, c’est une chute tellement spectaculaire que le fond est masqué DSC09312par les remontées de brumes d’eau, et que le bruit est assourdissant. Le spectacle est incroyable, et on oublie vite l’horrible passerelle et les touristes qui nous entourent. On savoure juste cette merveille de la nature.

On continue le petit circuit pour visiter les autres chutes (dont la célèbre Lanusse,P7050117 vous ne connaissez pas ?), moins impressionnantes en taille, mais tout aussi sublime. N’oublions pas que nous sommes dans la jungle. Nous croiserons donc de nombreux autres animaux sauvages : les touristes, un varan (d’au moins 9 cm), un P7050118dindon volant (véridique) et des coatis. La dernière espèce étant de loin la plus exotique, mais pas la plus sauvage : les coatis se régalent de restes de frites et de hamburger.

On rentrera à pied pour rejoindre l’entrée du pied, heureuse de notre journée, et dévorées par les moustiques.

 

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lundi 2 août 2010

Dimanche 4 juillet – Visite guidée de Buenos Aires par un argentin

Non seulement Martín nous héberge, mais il nous accompagne aussi dans la découverte de sa ville. Qu’il P7040004connaît parfaitement. Il commente les édifices, nous conte les histoires de son pays et même quelques anecdotes.P7040007

La visite du très joli musé de style colonial, El Calbido, nous apprendra un peu plus sur la prise d’indépendance de l’Argentine, et nous aurons la bonne surprise d’assister à un théâtre de rue, satire du gouvernement de l’époque coloniale. Nous restons sur la Plaza de Mayo pour visiter le Mausolée du célébrissime Général San P7040006Martín, héros de la libération du pays.

Après être passée maintes fois devant, je pénètre enfin dans la Casa Rosada, dont la couleur rose est le résultat d’un judicieux consensus politique. En 1868, deux partis s’affrontent : les Fédéralistes, en rouge, et les Unitaristes, en bleu. Le président de l’époque décida donc de peindre les bureauxP7040009 officiels dans ces deux couleurs, le mélange donnant étonnamment ce joli rose saumoné.

P7040016L’intérieur du bâtiment est doté d’un très joli patio cerclé de palmiers. La visite nous permets de découvrir les bureaux de l’actuelle (et controversée) présidente Christina Fernández de Kirchner.

Nous quittons ensuite le micro-centre pour nous diriger vers le Congreso nacionalP7040027 (où siègent aujourd’hui le Sénat et la Chambre des Députés), imposant édifice à l’immense dôme en bronze.

P7040029Nous parcourons quelques cuadras pour nous rendre près du théâtre Colón. Ce bâtiment à l’architecture sublime compte parmi les plus grands opéras du monde. Nous ne pourrons malheureusement pas visiter l’intérieur mais ce n’est que partie remise.

Traversée de la rue Florida, si animée, pour retourner à la voiture. Premier dîner bien agréable chez Martín, sur le balcon, avec vue sur un joli petit lac peuplé par les canards. Et oui, nous sommes en hiver mais le temps est incroyablement clément pour la saison.

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