La Rioja n’est, au départ, qu’une étape-relais pour visiter le parc Talampaya. « Il est plus facile de passer par une agence touristique » dixit le Guide du Routard. Oui, mais nous, nous sommes des routardes, des vraies, donc on se débrouillera très bien toutes seules. Ou très mal, dans ce cas précis.

DSC09634Car ce désir de rester indépendante sera chèrement payé par la suite. Les galèresDSC09640 débutent par notre bus qui, partant à 7h du matin, tombe rapidement en panne. Remplacé par un autre, lui-même défaillant, nous arrivons finalement au parc tard dans la matinée. Enfin, tout cela me fut raconté a posteriori par Laure. Dans un demi-coma de bronchite-sinusite-angine, je n’ai ouvert un œil à demi qu’au moment de descendre du bus.

DSC09656La visite du parc sauvera heureusement cette journée malchanceuse. Certes, on ne peut circuler qu’en voiture, mais les paysages sont àDSC09667 couper le souffle. Les formations rocheuses et les canyons sont les magnifique témoins d’une érosion intensive. Usées par le temps, les falaises laissent parfois apparaître des formes étranges où l’on devine aisément une tortue, un condor ou encore un moine (bon, là, il faut plus d’imagination). Comble du bonheur, de véritable condors voleront juste au dessus de nous, et je découvre alors DSC09678l’envergure incroyable de ce rapace.

Comme toute les bonnes choses ont une fin, la pause est terminée et les galères reprennent. Après avoir essayé en vain d’atteindre notre destination suivante, San Augustin de Valle Fertile, nous nous retrouvons (non sans difficultés) à notre point de départ : la Rioja. Je vous passe les détails de l’heure suivante où nous essayons de comprendre comment visiter un autre parc le lendemain, et nous voilà à la recherche d’un hébergement pour la nuit. 24 appels plus tard (nous aurons essayé de l’auberge bon marché à l’hôtel de luxe, si si), nous trouvons – ô miracle – une place dans un hôtel. Certes, le prix est au-dessus de ce que l’on souhaitait mettre, mais bon, autant ce faire plaisir, et – admettons-le - nous n’avons guère le choix.

Les deux douches glacées et la nuit sans chauffage nous refroidiront (c’est le cas de le dire) sur les prestations de l’hôtel. Furieuses, nous nous rattrapons en demandant un rabais sur la chambre et en pillant sans scrupules le buffet du petit-déjeuner.