Ce qui ne va pas me manquer

  1.Les horaires argentins

Dîner à 23h, l’heure à laquelle je dors déjà (oui, je sais, je suis une mamie), et bien, au bout de 4 mois, je ne m’y suis toujours pas habituée.

  2. La langueur argentine

En Argentine, on prend son temps. Rien ne sert d’être pressé, et cela a des côtés bien agréables. On prendra le temps de vous expliquer votre chemin dans la rue, de discuter, de vous connaître. La grosse contrepartie négative, c’est que les commerçants mettront 20 min pour vous servir, là où 1 min suffirait. Et pour les impatientes comme moi, c’est terrible. 

3.     3. Les voyages en bus

Pourtant, les bus en Argentine sont réputés pour être très confortables. Et c’est vrai. Mais malgré tout, 14 heures de bus, où l’on meurt de froid ou de chaud selon que le chauffeur ait décidé ou non de mettre la clim, où le choix des films est encore pire que ce que l’on peut imaginer, et surtout, où la proximité est inévitable, franchement, ça ne me manque pas. 

4.     4.  Les voitures fonctionnant au gaz

P1030629Première semaine à la bodega, première sortie. Un collègue de travail passe gentiment nous prendre, Francis, Delphine et moi, pour aller à un asado de bienvenue. « J’ai juste besoin de m’arrêter faire le plein en route » nous annonce-t-il. Pas de soucis. Et là, quelle n’est pas notre surprise lorsqu’il coupe le contact, ouvre le capot, et nous informe qu’il faut descendre et s’éloigner de la voiture pendant qu’il rempli son réservoir… de gaz ! Solution très économique, la voiture fonctionnant au gaz est adoptée par un bon nombre d’argentin. Mais j’avoue personnellement que je n’ai jamais été complètement rassurée à bord de ces engins…

 

Ce qui va me manquer

1.             1.   Mes amis

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2.            2. Le Carpincho

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Ah ! Le Carpincho ! 

3.             3. La langue

Car l’espagnol d’Argentine a ses nuances, ses spécificités, comme toute langue qui a évolué sur un autre continent.

Très fortement influencée par son histoire, et notamment son immigration, on y retrouve de nombreuses références à l’italien : le « Chau » dérivé du « Ciao », l’accent… Et c’est ce qui fait tout son charme. 

4.             4. La cuisine argentine

L’empreinte italienne se retrouve aussi dans les spécialités culinaires. Les pastas caseras (pâtes maison), les pizzas, les glaces, sont autant de mets qu’ont importés les immigrants italiens. Pour notre plus grand DSC08763régal. 

Mais les plats locaux sont aussi un délice. Les empanadas, petit chausson salé fourré à la viande ou au fromage, cuite au four ou frite, sont une entrée incontournable. Le locro, soupe consistante composée de maïs et de viande, ou encore les humitas et tamales, savoureux mélange enrobé et cuit dans une feuille de maïs, sont des spécialités plus régionales. DSC06614

Et biensûr, la viande, omniprésente, fera le bonheur des carnivores. L’Argentine produit l’un des meilleurs bœufs au monde, et la cuisson privilégiée reste la grillade. Mais l’asado est plus qu’un barbecue. C’est un évènement social et festif, où chacun apporte son morceau de P1040143viande (compter 250 grammes minimum par personne s’il vous plaît !) et du Fernet. L’asador se charge des braises et de la cuisson, et en attendant, quelqu’un joue de la guitare et on chante, on danse et on boit ! Si l’Argentine compte une consommation de bœuf de 70 kg par personne et par an (contre 23 kg en France), c’est bien grâce aux asados. Et j’ajoute qu’un bon Malbec argentin accompagne merveilleusement le tout. 

Et au goûter ou en dessert, ce sera un flan au dulce de leche ou un alfajor (biscuit fourré). Le dulce de leche, c’est le nutella des européens ou bien le beurre de cacahouète des américains. Un truc léger quoi.

 

5.             5. Les boissons

Le Maté

P1040190Le maté, ce n’est pas une simple boisson. C’est tout un phénomène culturel, une pratique sociale que l’on partage en famille, entre amis, et même avec des inconnus.DSC06382

Rien que sa préparation constitue un rituel en soi. L’eau doit être chaude, mais pas bouillante (les bouilloires électriques ont même un bouton « spécial maté »), les feuilles (la yerba) d’une qualité choisie, le récipient adapté (souvent une calebasse sculptée) et accompagné d’une paille spécifique, la bombilla. Qu’on le boive amargo ou sucré, une seule personne, le cebador, est désignée pour le préparer, remplir la gourde, et la passer successivement aux convives, dans le sens des aiguilles d’une P1040129montre.

Sa consommation est tellement courante (à la maison, après un pique-nique, et en voiture !) que l’on trouve même des distributeurs d’eau chaude dans les stations service ! Tout un phénomène culturel.

 


fernet_branca__088363700_1734_12022009Le Fernet

D’origine italienne, cet apéritif italien amer est aujourd’hui beaucoup plus consommé en Argentine que dans son pays d’origine. Mélangé au coca,  c’est de loin le cocktail le plus omniprésent en soirée. S’il l’on souhaite quelque chose de plus léger (en alcool, pas en sucre !) on optera pour une Quilmes bien fraîche, la bière locale – et une des seules bières que j’aime.

 

 


6.             6. L’Argentine

Au-delà des points précédents, c’est le pays lui-même qui va me manquer.

Le simple mot « Argentine » suffit à faire naître quelques images fortes : une viande grillée au feu de bois, la cordillère des Andes, le tango, la pampa, le football, les gauchos… Et rien que ces évocations donnent envie de préparer son sac et de partir à la découverte de cette culture, à la fois familière, étrangère, unique, et qui la rend inoubliable.


Dernier chapitre qui clôt ce troisième blog. 

J’espère vous avoir fait partager mon enthousiasme pour ce pays que je vous conseille vivement de découvrir si vous en avez l’occasion.

De mon côté, me voici de nouveau en France, pour une année dans la capitale du vin : Bordeaux.